LE PERIGORD INSOLITE

LE PERIGORD INSOLITE

LES AVENTURIERS PERIGOURDINS

Bien des Périgourdins ont quitté leur pays d'origine pour parcourir le monde et tenter la pleine et totale aventure. Dans quel "Etat" sont-ils revenus? Nous parlerons de Guy de Larigaudie, d'Antoine Tounens, Sylvain Floirat, La Renaudie, Georges Arnaud, mais aussi Jean Reveillas, Gaston, le caporal Maine et bien d'autres...

 

JEAN REVEILLAS

Né en 1910, Jean Réveillas, originaire de Saint-Aquilin et demeurant à Saint-Astier, célibataire, gendarme, avait une passion: les voyages. Il fit plusieurs fois le tour du monde, il rencontra Albert Schweitzer au Gabon et bien d'autres personnalités. Obtenant des emplois divers pour payer ses transports en avion ou en bateau, il notait toutes ses aventures en détail; il se faisait photographier dans tous les lieux amblématiques possibles et dans toutes les situations cocasses. Nous avons presque toutes ses photos et les multiples notes qui les accompagnent. Nous donnerons prochainement l'essentiel sur ces voyages extraordinaires et tous les détails seront publiés dans LE PERIGORD INSOLITE quand le premier tome de l'ouvrage sera prêt à être édité.

Serge Avrilleau.

 

LE CAPORAL MAINE

Héros de Camérone (Mexique) en 1863, légionnaire de légende, le caporal Maine est inhumé à DOUZILLAC (Dordogne). Le général Koenig s'est déplacé pour inaugurer sa tombe. Il avait été fait Chevalier de la Légion d'Honneur pour avoir planté le drapeau de son régiment de zouaves sur la redoute de Malakoff qui verrouillait l'entrée de Sébastopol, en Crimée.

Serge Avrilleau.

LA BATAILLE DE CAMERONE

La Légion Etrangère, dans sa maison mère d/Aubagne, tous les ans, commémore la bataille de Camerone et son récit est lu a haute voix, pour matérialiser son esprit de corps.

De 1857 à 1860 le Mexique connaît une guerre civile qui oppose le parti conservateur de Félix Zuloaga au parti libéral de Beni Juarez. Ce dernier l/emporte et décide de suspendre le paiement de la dette extérieure. Les puissances créancières envoient alors un corps expéditionnaire au Mexique pour faire valoir leurs droits. Napoléon III profite de cette situation et de la guerre civile qui sévit aux Etats-Unis pour tenter d'installer au Mexique un empire catholique. Le général Lorencez prend le commandement des troupes françaises et reçoit l/ordre de marcher sur la deuxième ville du pays, Puebla, dont la prise ouvrirait les portes de Mexico. Mais les français, inférieurs en nombre et dont l/artillerie est inefficace doivent battre en retraite vers Vera Cruz. Des renforts sont alors envoyés au Mexique sous le commandement du Général Forey et un siège de Puebla commence le 19 mars 1863. Les deux bataillons de la Légion Etrangère débarquent à Vera Cruz le 28 mars 1863. Deux jours plus tard ils sont affectés à la sécurité de la route vers Puebla, vitale pour le ravitaillement du corps expéditionnaire français en train d'assiéger la ville. En effet, les convois sont régulièrement accrochés par les forces juastes locales. Le 29 avril le colonel Jeanningros est informé qu'un important convoi s'apprête à partir pour Puebla avec l'artillerie de siège nécessaire à la réduction de la place et des fonds importants. Comme toujours bien informé, l'ennemi décide de monter une embuscade de grande ampleur.

Au cours des combats, la 3ème Compagnie du capitaine Danjou composée de 62 hommes, décide de se retrancher dans l/hacienda qui jouxte le village de Camerone, qui est en mauvais état. Vers 9 heures du matin, les mexicains envoient un parlementaire d/origine française, le lieutenant Ramon Laisné, demander la reddition de la 3ème Compagnie. Le capitaine Danjou refuse (cet homme a perdu un bras en Algérie, il l/a remplacé par un bras en bois qui deviendra légendaire); il jure de ne jamais se rendre et demande à ses hommes de faire de même, ce qu'ils font avec ardeur. Danjou est tué d'une balle en pleine poitrine, en traversant la cour pour inspecter ses positions, à 11 heures. Le sous-lieutenant Vilain prend alors le commandement. Dehors, un clairon sonne, accompagné par les roulements d'un tambour: peut-être est-ce le de jure l'air joué par les mexicains lors de l'assaut final du fort Alamo au Texas, le 6 mars 1836. Les attaquants ne feront pas de quartier. Le colonel Milan renouvelle sa proposition de reddition sans succès. L'infanterie mexicaine prend alors d'assaut l'hacienda mais les défenseurs tiennent bon. Vers 2h de l'après midi ils doivent abandonner le bâtiment principal où les mexicains ouvrent maintenant le feu à travers des trous percés dans le plancher. Peu après le sous-lieutenant Vilain tombe, touché d'une balle en plein front. Le sous-lieutenant Maudet lui succède, même s'il est désormais impossible de coordonner l'action des divers groupes de défenseurs. A 4h les légionnaires résistent encore. Les assaillants décident alors de les enfumer puis creusent des brèches dans les murs. Mais à 5h et demi, les défenseurs, réduits à trente, combattent toujours malgré la fatigue, la soif et la faim. Exaspéré, le colonel Milan décide de lancer un assaut général. Il suspend l'attaque et fouette le courage de ses hommes qui submergent alors les douze derniers légionnaires. Quatre d'entre eux, dont le caporal Berg, sont pris vivants mais les huit autres se retranchent dans le hangar où ils tiennent encore une heure. Le sous-lieutenant Maudet et les quatre derniers légionnaires chargent à la baïonnette après avoir tiré leur dernière cartouche dans une salve dérisoire. L/officier est blessé à la jambe et à la hanche malgré le sacrifice du légionnaire Catteau qui se jette devant lui pour le protéger de son corps et tombe, criblé de 19 balles. Le caporal Maine et les deux autres légionnaires acceptent de se rendre à condition de conserver leurs armes et d/avoir leurs blessés soignés. Impressionné par leur courage, le colonel Angel Lucido Cambas, élevé en France, accepte. Le colonel Milan auquel on amène les survivants est surpris de leur petit nombre. « Ce ne sont pas des hommes, ce sont des démons » s/exclame-t-il. 33 légionnaires sont morts et 31 faits prisonniers. Ils sont presque tous blessés, 19 mourront d/ailleurs en captivité. Les mexicains ont plus de 300 tués et blessés.

Plus tard les survivants de Camerone vont recevoir des promotions et des décorations. Le caporal Maine et le caporal Berg sont faits sergents et bientôt sous-lieutenants.

LA TOMBE DU CAPORAL MAINE A DOUZILLAC

Cinq mois après la bataille le colonel Jeanningros obtient de l/Empereur l'autorisation d'inscrire le nom du combat de Camerone (1863) sur tous les drapeaux de la Légion. Sur les lieux un monument fut élevé à l'initiative d'Edouard Sempé, consul de France à Vera Cruz avec cette inscription:

ILS FURENT ICI MOINS DE SOIXANTE

OPPOSES A TOUTE UNE ARMEE

SA MASSE LES ECRASA

LA VIE PLUTOT QUE LE COURAGE

ABANDONNA CES SOLDATS FRANCAIS

LE 30 AVRIL 1863

A LEUR MEMOIRE LA PATRIE ELEVA

CE MONUMENT.

***

(extrait d'un texte écrit par Jean Philippe Liardet)

***

UN TROUBADOUR PERIGOURDIN, EVADE DU MOYEN AGE ...

EST PARVENU JUSQU'A NOUS :  Philippe GRANGER.

Découvrez ses poèmes et ses chansons ...

à lyre : http://pgcd.blog4ever.com

 

 

 



31/12/2005
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